ET MAİNTENANT À QUOİ VA RESSEMBLER LA FÊTE DU SACRİFİCE EN BELGİQUE?

Toutes les fêtes İslamiques ont un lien avec la vie de notre Prophète Muhammed(PBSL). La plus connue d’entre-elles est probablement la fête du sacrifice, Aïd-el-Kébir ou Aïd-el-Adha en arabe. La « grande fête » dure quatre jours et indique la fin du pèlerinage à La Mecque. Dans le calendrier Musulman de 2015, cette fête tombera le 24 septembre.
Cette fête commémore la soumission d’Ibrahim à Allah, symbolisée par l’épisode où il accepte d’égorger son alors unique fils Ismail sur l’ordre de Dieu. Après son acceptation de l’ordre divin, Allah Envoie l’ange Gabriel qui substitue au dernier moment l’enfant par un mouton qui servira d’offrande sacrificielle. En souvenir de cette soumission totale d’Ibrahim à Allah, nous les familles Musulmanes sacrifions un animal selon les règles en vigueur et nos moyens. Le mouton est le plus courant. Nous le partageons avec les plus pauvres en signe de solidarité, d’assistance et de partage, valeurs fondamentales de l’Islam, que l’on retrouve dans les autres fêtes Musulmanes.
La veille de la fête, nous préparons nos recettes traditionnelles, nous nettoyons la maison en profondeur…
Tout doit être super propre pour la grande fête.
La journée de la fête commence par la prière à la mosquée, après laquelle tout le monde se souhaite bonne fête. Puis on passe chez les plus grands parents où toute la famille se réunit autour d’une table remplie de plats que les dames ont préparés avec amour et ensuite on se souhaite une bonne fête.
C’est après ce repas qu’aura lieu le sacrifice du mouton ou de la vache. Dans la majorité des cas, cela se passera à l’abattoir. Certains sacrifieront l’animal à la campagne, à plusieurs familles ou dans un jardin avec une autorisation de la commune. On peut aussi amener le mouton chez le boucher qui s’occupe de tout.
Beaucoup de Musulmans de nos jours préfèrent envoyer l’argent que coûtera un animal dans un pays défavorisé. Nous savons tous que certains enfants n’ont pas la chance de manger de la viande comme nous…
Après l’abattage, le tiers de la viande sera distribué aux personnes démunies. Et le reste sera mangé avec les invités que nous recevront.
Voilà en quelques mots la fête du sacrifice. Certains pensent que nous sommes des sauvages qui tuons les animaux. Lorsque vous mangez un beefsteak, on ne vous l’a pas abattu avant qu’il ne vienne sur votre plat ? C’est facile d’accuser les personnes sans savoir le sens et l’intérêt de l’action…
Parce que partager avec l’autrui c’est de la sauvagerie ?
Par contre, à partir de cette année, nous ne pouvons plus sacrifier les animaux selon la tradition Islamique. La loi Belge nous l’interdit…
Je me rappelle de ces moments quand j’étais enfant… La veille de la fête, mon père se rendait chez un élévateur et amenait chaque année un mouton qui attendait la fête dans notre jardin. C’était triste pour moi de savoir qu’il allait être égorgé par mon père boucher. Mais il fallait bien nourrir des plus démunis que nous et servir les invités. Puis je savais aussi, malgré mon enfance et mon innocence, que des égoïstes riches payaient des sommes incroyables à des plats de n’importe quoi qui était équivalant au prix de l’animal entier.
Donc, partager était une bonne action…
Aujourd’hui je suis navrée pour mon fils et la génération prochaine qui ne pourront jamais ressentir ce dont j’ai ressentis lors de mon enfance. C’est à moi, c’est à nous de leurs expliquer…
Pourquoi nous interdire aussi beaucoup de choses… L’interdiction du voile par exemple… Ressentez-vous la joie quand une autre personne est malheureuse?..
Malheureuse de vivre dans un pays “démocratique” sous une dictature…
Avec tous mes respects,
Arife Beyhan
13/09/2015

